"D’autant plus que c’est bien « l’élève » et non pas « l’enfant » qu’il s’agit de mettre au centre du système : « l’élève » défini justement comme « un enfant confronté aux savoirs par un adulte ». L’élève qui est le seul à devoir et pouvoir apprendre… même si la responsabilité du maître demeure immense et irremplaçable : créer obstinément les conditions les plus favorables pour que s’opère cet apprentissage."
Philippe Meirieu "Lettre à un ami ministre (Luc Ferry)"
Philippe Meirieu est le prototype de l'homme de gauche, qui a décidé d'œuvrer dans le domaine éducatif. De ce fait l'école est pour lui un pilier républicain intouchable qui doit garantir l'égalité de tous. Sans originalité il défend la Pédagogie, plaçant hypocritement l'élève au cœur de ses attentions. Il se prend régulièrement le bec avec ses adversaires de droite, prônant inlassablement le changement de méthode; toutes les méthodes ont été essayées mais il faut persévérer ! Il perçoit vaguement la contradiction qu'il y a à vouloir intéresser de force un élève à des notions choisies par un adulte (il a été membre du conseil national des programmes), du coup il oscille cahin-caha entre la fermeté et la fausse bienveillance, la pédagogie (une ruse) étant bien sûr le moyen de résoudre cette inconséquence.
"- pendant son éducation, l'enfant doit donc rester sous la sujétion des adultes qui décident de son éducation en lui "présentant le monde... " ce n'est qu'après l'éducation, quand celle-ci est terminée que le sujet peut se dégager de l'emprise éducative et exercer sa liberté."
Cours de pédagogie n°5
Ses cours de pédagogies sont saisissants, remplis de schémas en couleur et de citations de maîtres, une sorte de délire universitaire totalement creux et artificiel où Meirieu finit par se citer lui-même, vraiment très inquiétant.
Meirieu a de la culture, il aime honorer ses prédécesseurs dans le domaine de la pédagogie. J'ai découvert sur son site Albert Thierry, "L'homme en proie aux enfants", qui résume magistralement la situation de ce pauvre Meirieu, entre désenchantement, bonne volonté et fantasmes autoritaires mal assumés.
"J'admire l'efficace de ma pédagogie contre les garçons qui choisissent dans la manne. J'ai mission de leur fournir de la culture : ils l'avaleront, dussé-je appliquer la question de l'eau."
"Je vis un jour le Marcel brun souffrir sous ma pensée comme on souffre sous le fer rouge."
Albert Thierry, "L'homme en proie aux enfants"
Philippe Meirieu n'est pas qu'un homme d'idées, il agit concrètement et s'investit depuis peu dans l'action politique, il utilise avec succès la mascarade électorale et comme beaucoup de ses camarades lassés des échecs du PS, il arbore l'étiquette gagnante d'Europe Ecologie.
Philippe Meirieu a collaboré avec le sinistre Marcel Ruffo récemment en commettant le livre Élever votre enfant de 6 à 12 ans.
Le mot de la fin au pétulant Albert Thierry:
"Je consens [...] que des idéals de ma jeunesse vous fassiez un fumier pour les vôtres."
Et l'on ne va pas se gêner.
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