C'est le nombre de "lecteurs inefficaces" repérés au cours de la Journée d'appel de préparation à la défense (JAPD) 2008.
Source: Eduscol
samedi 15 mai 2010
lundi 12 avril 2010
Anthologie de la connerie militaire d'expression française.
Conjugaison. -Être patriote: au passé et au plus-que-parfait du subjonctif, - au participe (présent et passé).
Nos lectures. CM, CH. Charrier. Ed. Hatier (1918).
Ainsi Paul est docile et bon, studieux à l'école; on peut dès maintenant prédire qu'il sera un honnête homme.
Cours d'histoire. G. Ducoudray. Ed. Hachette 1895.
Rester toujours souriants et montrer dans la description des calamités historiques une bonhommie contagieuse.
Instructions aux professeurs. B.O. de l'Education Nationale, cité par J. Teppe.
Anthologie de la connerie militaire d'expression française. Vol. I, Lucien Seroux, AAEL.
Nos lectures. CM, CH. Charrier. Ed. Hatier (1918).
Ainsi Paul est docile et bon, studieux à l'école; on peut dès maintenant prédire qu'il sera un honnête homme.
Cours d'histoire. G. Ducoudray. Ed. Hachette 1895.
Rester toujours souriants et montrer dans la description des calamités historiques une bonhommie contagieuse.
Instructions aux professeurs. B.O. de l'Education Nationale, cité par J. Teppe.
Anthologie de la connerie militaire d'expression française. Vol. I, Lucien Seroux, AAEL.
samedi 10 avril 2010
Gastineau
J'initie avec cet article une nouvelle catégorie dans ce blog, celle des portraits de prof.
Gastineau, donc, était mon prof de physique/chimie en 3ème, si je me souviens bien.
Je l'aimais bien, car il était plutôt du type marrant, et en rogne contre un système dont il était un des principaux rouages pourtant. Il passait toujours une partie du cours à pester contre le fonctionnement aberrant de l'institution, le manque de moyens pour rendre les cours plus intéressants et d'autres détails encore que j'ai oubliés depuis mais qui sur le moment me distrayaient des cours en effet assez ennuyeux, notamment le trimestre affreux consacré à l'étude de l'électricité.
Gastineau était un jeune prof, assez conscient des dysfonctionnements et des contradictions de l'école, qui s'efforçait d'amener le progrès "de l'intérieur", comme disent ceux qui y croient.
Il nous demandait de mettre nos parents à contribution pour lui procurer le matos nécessaire pour réaliser des manips en classe. J'avais participé, assez fière de pouvoir lui faire passer quelques litres de produits chimiques. Tout cela amenait un peu de vie dans la triste mécanique en quoi consiste la vie d'un écolier, un petit parfum de révolte, de débrouille et de connivence avec le Prof, celui qui juché sur son estrade, portant le savoir, le pouvoir de sanction, est craint et haït mais qu'on ne tutoie jamais.
Gastineau à la fin du mois de juin, lorsque les cours sont terminés mais que notre présence est tout de même requise dans l'établissement, nous faisait fabriquer des petits circuits électriques; je me disais à cette occasion que « 100 000 Ω » ferait un très bon nom de groupe de rock lorsque les composés vinrent à manquer. Il déclara alors: "Et le combat cessa, faute de résistances" et j'ai toujours conservé ce souvenir du prof de sciences un peu lettré.
Je ne fus donc pas tellement surprise en découvrant dans un magazine il y a quelques années que François Gastineau avait écrit un livre, sur son père disparu très tôt dans son enfance; et de découvrir un pan entier et intime de la vie de ce prof, comment lui aussi fût balloté par la vie, y fît son trou, comme tout un chacun, y prît sa place, petit rouage de la grande machine.
Gastineau un jour en fin d'année, pendant un de ses discours sur le système, comment le contourner, comment s'y fondre pour mieux le détourner, nous avait déclaré que parmi nous, seuls trois élèves auraient un bac C et ferait certainement une brillante carrière scientifique. Il s'agissait de Sarah, de Christel, et de Mohammed.
Sarah était mon amie, je l'ai fréquentée assez longtemps pour savoir qu'en effet la prévision s'est révélée exacte. Christel a passé un bac A, la dernière fois que je l'ai croisée il y a quelques années elle était commerciale dans je ne sais plus quelle boîte. Mohammed en revanche a disparu de la circulation très vite et je ne suis pas bien certaine que son avenir ait été si radieux que prévu.
Moi je ne faisais donc pas partie du lot, selon Gastineau. A ce titre je le compte parmi tout ceux de l'Éducation Nationale ayant participé à saper mes espoirs professionnels puisque c'est à peu près à cette époque de ma vie que je me destinais vaguement à devenir biologiste. Il ne fût pas le seul loin de là, puisque les conseillers d'orientation que j'ai eu l'infortune de croiser m'ont tous explicitement découragée dans cette voie, notamment à cause de mes résultats en maths, mais j'aurai l'occasion d'y revenir plus en détails une autre fois.
Gastineau, donc, était mon prof de physique/chimie en 3ème, si je me souviens bien.
Je l'aimais bien, car il était plutôt du type marrant, et en rogne contre un système dont il était un des principaux rouages pourtant. Il passait toujours une partie du cours à pester contre le fonctionnement aberrant de l'institution, le manque de moyens pour rendre les cours plus intéressants et d'autres détails encore que j'ai oubliés depuis mais qui sur le moment me distrayaient des cours en effet assez ennuyeux, notamment le trimestre affreux consacré à l'étude de l'électricité.
Gastineau était un jeune prof, assez conscient des dysfonctionnements et des contradictions de l'école, qui s'efforçait d'amener le progrès "de l'intérieur", comme disent ceux qui y croient.
Il nous demandait de mettre nos parents à contribution pour lui procurer le matos nécessaire pour réaliser des manips en classe. J'avais participé, assez fière de pouvoir lui faire passer quelques litres de produits chimiques. Tout cela amenait un peu de vie dans la triste mécanique en quoi consiste la vie d'un écolier, un petit parfum de révolte, de débrouille et de connivence avec le Prof, celui qui juché sur son estrade, portant le savoir, le pouvoir de sanction, est craint et haït mais qu'on ne tutoie jamais.
Gastineau à la fin du mois de juin, lorsque les cours sont terminés mais que notre présence est tout de même requise dans l'établissement, nous faisait fabriquer des petits circuits électriques; je me disais à cette occasion que « 100 000 Ω » ferait un très bon nom de groupe de rock lorsque les composés vinrent à manquer. Il déclara alors: "Et le combat cessa, faute de résistances" et j'ai toujours conservé ce souvenir du prof de sciences un peu lettré.
Je ne fus donc pas tellement surprise en découvrant dans un magazine il y a quelques années que François Gastineau avait écrit un livre, sur son père disparu très tôt dans son enfance; et de découvrir un pan entier et intime de la vie de ce prof, comment lui aussi fût balloté par la vie, y fît son trou, comme tout un chacun, y prît sa place, petit rouage de la grande machine.
Gastineau un jour en fin d'année, pendant un de ses discours sur le système, comment le contourner, comment s'y fondre pour mieux le détourner, nous avait déclaré que parmi nous, seuls trois élèves auraient un bac C et ferait certainement une brillante carrière scientifique. Il s'agissait de Sarah, de Christel, et de Mohammed.
Sarah était mon amie, je l'ai fréquentée assez longtemps pour savoir qu'en effet la prévision s'est révélée exacte. Christel a passé un bac A, la dernière fois que je l'ai croisée il y a quelques années elle était commerciale dans je ne sais plus quelle boîte. Mohammed en revanche a disparu de la circulation très vite et je ne suis pas bien certaine que son avenir ait été si radieux que prévu.
Moi je ne faisais donc pas partie du lot, selon Gastineau. A ce titre je le compte parmi tout ceux de l'Éducation Nationale ayant participé à saper mes espoirs professionnels puisque c'est à peu près à cette époque de ma vie que je me destinais vaguement à devenir biologiste. Il ne fût pas le seul loin de là, puisque les conseillers d'orientation que j'ai eu l'infortune de croiser m'ont tous explicitement découragée dans cette voie, notamment à cause de mes résultats en maths, mais j'aurai l'occasion d'y revenir plus en détails une autre fois.
mardi 30 mars 2010
dimanche 28 mars 2010
Détruire les cultures et les modes de vie
Après d'âpres discussions, tout le monde ou presque finit par reconnaître que l'école n'est pas forcément une voie nécessaire ni même souhaitable. Pour les petits occidentaux.
La légitimité de l'école dans les pays pauvres, en revanche, reste une valeur sûre chez les gens (y compris les non-sco d'ailleurs). A plus forte raison dans les media.
D'où ma surprise en entendant hier cet entretien avec Tiziana Baldizone. Cette photographe italienne a consacré avec son époux une grande partie de sa vie a capturer des images parmi différents peuples nomades à travers le monde.
Voici un extrait du discours peu convenu qu'elle tient à propos de la transmission des savoirs chez les nomades : "Tous les nomades nous disent : le désert, on l’apprend de zéro à huit ans". Il n’y a personne qui inculque des comportements aux enfants. Les enfants regardent les gestes des adultes. Un nomade de Mongolie qui avait onze enfants dont deux jumeaux, il a retiré de l’école l’un des deux garçons parce qu’il avait besoin d’aide. L’autre est resté à l’école jusqu’à seize ans. Après, quand il est revenu, il a voulu faire éleveur. Il n’y a pas de comparaison entre les deux en tant qu’éleveurs. Celui qui est resté à l’école jusqu’à seize ans, tous les hivers il perd du bétail, l’autre pas."
Voici pour moi un démonstration laconique et limpide de la nuisance des écoles, y compris dans les pays où elles sont toujours considérées comme une irréfutable chance pour les jeunes générations.
Cela me rappelle tout à fait ce reportage d'Envoyé spécial il y a quelques années qui montraient bien comment les enfants de peuplades de Sibérie, il me semble, étaient arrachés à leur famille pour plusieurs mois pour être tondus, lavés, vêtus et instruits dans des bâtiments infâmement tristes, désapprenant par là-même leur culture, leur identité, détricotant le lien fragile qui se tisse de générations en générations. Et au final pour quel bénéfice ? aller grossir les rangs des jeunes toxicomanes des grandes villes de Russie, je suppose.
Cela me rappelle également comment les enfants des natifs d'Amérique étaient invités de façon pressante à se rendre dans les écoles de l'occupant américain pour parfaire la destruction de ces peuples à leur base même.
Les photos du couple Baldizzone sont disponibles dans le livre Esprit nomades qu'il publie ces temps-ci, également exposées sur les grilles du Luxembourg jusqu'au 18 juillet 2010.
La légitimité de l'école dans les pays pauvres, en revanche, reste une valeur sûre chez les gens (y compris les non-sco d'ailleurs). A plus forte raison dans les media.
D'où ma surprise en entendant hier cet entretien avec Tiziana Baldizone. Cette photographe italienne a consacré avec son époux une grande partie de sa vie a capturer des images parmi différents peuples nomades à travers le monde.
Voici un extrait du discours peu convenu qu'elle tient à propos de la transmission des savoirs chez les nomades : "Tous les nomades nous disent : le désert, on l’apprend de zéro à huit ans". Il n’y a personne qui inculque des comportements aux enfants. Les enfants regardent les gestes des adultes. Un nomade de Mongolie qui avait onze enfants dont deux jumeaux, il a retiré de l’école l’un des deux garçons parce qu’il avait besoin d’aide. L’autre est resté à l’école jusqu’à seize ans. Après, quand il est revenu, il a voulu faire éleveur. Il n’y a pas de comparaison entre les deux en tant qu’éleveurs. Celui qui est resté à l’école jusqu’à seize ans, tous les hivers il perd du bétail, l’autre pas."
Voici pour moi un démonstration laconique et limpide de la nuisance des écoles, y compris dans les pays où elles sont toujours considérées comme une irréfutable chance pour les jeunes générations.
Cela me rappelle tout à fait ce reportage d'Envoyé spécial il y a quelques années qui montraient bien comment les enfants de peuplades de Sibérie, il me semble, étaient arrachés à leur famille pour plusieurs mois pour être tondus, lavés, vêtus et instruits dans des bâtiments infâmement tristes, désapprenant par là-même leur culture, leur identité, détricotant le lien fragile qui se tisse de générations en générations. Et au final pour quel bénéfice ? aller grossir les rangs des jeunes toxicomanes des grandes villes de Russie, je suppose.
Cela me rappelle également comment les enfants des natifs d'Amérique étaient invités de façon pressante à se rendre dans les écoles de l'occupant américain pour parfaire la destruction de ces peuples à leur base même.
Les photos du couple Baldizzone sont disponibles dans le livre Esprit nomades qu'il publie ces temps-ci, également exposées sur les grilles du Luxembourg jusqu'au 18 juillet 2010.
mardi 23 mars 2010
Faîtes ce que je dis...
"Je ne suppose pas d'autre projet éducatif que celui de se créer dans l'amour et la connaissance du vivant. En dehors d'une école buissonnière où la vie se trouve et se cherche sans fin - de l'art d'aimer aux mathématiques spéculatives -, il n'y a que l'ennui et le poids mort d'un passé totalitaire."
Raoul Vaneigem (Avertissement aux écoliers et lycéens, p.18, Mille et une nuits, n°69)
"Et est-il si sûr que l'école ne reste pas dans la lâcheté d'un assentiment général, un lieu de dressage et de conditionnement, auquel la culture sert de prétexte et l'économie de réalité ?"
Raoul Vaneigem (Avertissement aux écoliers et lycéens, p.24, Mille et une nuits, n°69)
"L'année dernière, ma plus jeune fille, rentrant de l'école [...]"
Raoul Vaneigem (Siné Hebdo N°80 - 17 mars 2010)
Raoul Vaneigem (Avertissement aux écoliers et lycéens, p.18, Mille et une nuits, n°69)
"Et est-il si sûr que l'école ne reste pas dans la lâcheté d'un assentiment général, un lieu de dressage et de conditionnement, auquel la culture sert de prétexte et l'économie de réalité ?"
Raoul Vaneigem (Avertissement aux écoliers et lycéens, p.24, Mille et une nuits, n°69)
"L'année dernière, ma plus jeune fille, rentrant de l'école [...]"
Raoul Vaneigem (Siné Hebdo N°80 - 17 mars 2010)
jeudi 18 mars 2010
Histoire
Le manuel d'Histoire de 1887, dans lequel les Français de l'époque ont appris l'histoire commence ainsi :
« On distingue trois races humaines :
* la race noire (descendants de Cham) peupla l'Afrique, où elle végète encore ;
* la race jaune (descendants de Sem) se développa dans l'Asie orientale, et les Chinois, ses plus nombreux représentants, gens d'esprit positif, adonnés aux arts utiles, mais peu soucieux d'idéal, ont atteint une civilisation relative où ils se sont depuis longtemps immobilisés ;
* la race blanche qu'il nous importe spécialement de connaître, a dominé et domine encore le monde. »
Source: Wikipedia
« On distingue trois races humaines :
* la race noire (descendants de Cham) peupla l'Afrique, où elle végète encore ;
* la race jaune (descendants de Sem) se développa dans l'Asie orientale, et les Chinois, ses plus nombreux représentants, gens d'esprit positif, adonnés aux arts utiles, mais peu soucieux d'idéal, ont atteint une civilisation relative où ils se sont depuis longtemps immobilisés ;
* la race blanche qu'il nous importe spécialement de connaître, a dominé et domine encore le monde. »
Source: Wikipedia
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