mercredi 7 juillet 2010

Tous des matons


"Ouest-France / Pays de la Loire / La Roche-sur-Yon
La Roche sur Yon
La punition fait bondir les parents
samedi 03 juillet 2010

A Venansault, des enfants ont dû se mettre à genoux pour aller chercher leur repas. « Humiliation » disent les parents.
Ce devait être la fête. Le pique-nique de fin d'année organisé par la cantine municipale de Venansault a tourné au cauchemar pour une dizaine d'enfants de 8 à 11 ans. Des parents n'hésitent pas à employer le mot « humiliation ».

Kléber, le père d'un garçon de 8 ans, raconte : « On leur a infligé une punition en leur faisant remarquer : vous traitez le personnel de la cantine comme des chiens, vous allez manger comme des chiens. Dehors en plein soleil, jeudi, ça cognait. Devant tout le monde, on les a obligés à se mettre à genoux et à aller chercher leur repas à genoux. Mon fils n'avait pas osé en parler, à son retour de l'école, jeudi soir, pensant qu'il avait fait une grosse bêtise. C'est une maman, dont le fils a subi le même sort, qui m'a demandé vendredi si j'étais au courant de ce qui s'était passé. »

Les parents admettent qu'il y a des enfants « difficiles, turbulents ». « C'est le mode de punition qui ne nous plaît pas », soulignent-ils. Du coup, ils ont rencontré le maire, Laurent Favreau, hier soir. L'élu, qui a assisté à la scène, jeudi, promet une réunion en début de semaine prochaine. « C'était un pique-nique organisé à l'extérieur de la salle polyvalente, comme le fait tous les ans l'association qui gère la cantine scolaire », explique-t-il. « J'ai salué des gens. C'est vrai, j'ai vu des enfants à genoux, mais je n'ai pas su les raisons. Je ne connais pas le début de l'affaire. On en discutera lors d'une réunion avec les responsables de la cantine, les parents et la municipalité. »

Les parents n'entendent pas en rester là. Ils ont l'intention de porter plainte, aujourd'hui, à la brigade de gendarmerie de La Roche-sur-Yon."


Je dédie cet article à tous les parents qui pensent être vigilants et impliqués dans la vie de l'école de leurs enfants. Quand le chat n'est pas là...
A noter que le maire à été témoin de la scène mais s'est courageusement abstenu d'intervenir.
Avec cette affaire, je ne peux pas m'empêcher de penser aux fantaisies américaines d'Abou Ghraib.